Protest Songes

2011 – 2013 . Protest Songes : Cabaret poétique et concerné

6 artistes inspirés et drôles au service d’une poésie musicale ironique qui prend source dans nos colères de tous les jours !

Protest Songes ?  Pour tous ceux qui protestent,  rêvent de protester,  ou qui protestent dans leurs rêves !

Tous chanteurs, tous poètes, dans le Collectif Musical Gastine !

La musique, aux accents de Kurt Weil, Satie, Keith Jarret … emprunte toutes les influences pour porter les mots des 15 protest songes (« songs »)

Un « concert – cabaret », qui nous dit des choses graves, avec la légèreté du décalage, comme dans les songes, quand la vie s’éclaire de façon bizarre et colorée !

Protest Songes : un moment à partager pour s’indigner tous ensemble … en poussant nos « chariots chromés ».

 

 

Dans la presse

 

Zibelaf Chanter protester

En un clin d’oeil aux seventies, six artistes engagés dénoncent l’injustice sociale : ça démarre fort avec les dérapages de nos ministres : «quand il y en a un ça va, c‘est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes…», «Il y a une immigration comorienne importante qui est la cause de beaucoup de violences.» Puis ça continue sans concession, ça décape, ça découpe! Anne Gastine déroule, gouaille ironique et féroce, de belles mélodies aux arrangements percutants. Philippe Gastine est en costume cravate, s’en prend aux chefs marchands, suppliant : «Boss, gardez moi encore un jour» ! Il se moque d’un système qui considère les hommes comme «des variables d’ajustement.» Tous les textes ne sont pas de la même veine (Fils de, un peu fourre-tout), mais les phrases giclent : «Président, petit voyou, cassez vous !» On apprécie la voix de chanteuse réaliste de Corinne Van Gysel, la précision rythmique de Philippe Rousselet et les belles basses d’Etienne Jesel et Jean-Philippe Trotobas assurent tierces et intervalles planants. Des rythmes plus ensoleillés, une bossa endiablée, un sextuor au swing incisif et désenchanté permettent de maintenir une part de rêves malgré le sombre constat : un cri vivifiant ! Yves Bergé

Ventilo  Rêves au long cours

Quelque part entre Dylan et… Dario !

A l’origine, les Protest songs sont le fruit des folk-singers américains — Woody Guthrie, Bob Dylan, pour ne citer que les plus connus, chroniqueurs sociaux des évènements de leurs époques. Ici, on passe de songs à songes dans un prolongement logique. En effet, ceux qui protestaient se sont mis à penser qu’un monde meilleur était possible et se sont faits rêveurs : peace & love, de Woodstock au punk. On retrouve dans ce spectacle cette envie de parler d’aujourd’hui et de regarder le monde, à la fois tel qu’il est mais avec suffisamment d’optimisme, de naïveté diront les cyniques, pour garder espoir. A cela s’ajoute — et c’est là que Dario intervient — la dynamique festive des rythmes tropicaux. Car musicalement, ce n’est pas un ensemble guitare/voix/harmonica traditionnel, c’est de la chanson aux arrangements soignés, à plusieurs voix, qui font apparaître tout aussi bien l’agitation urbaine que l’envie d’évasion, les moments de spleen que le ras-le-bol ambiant. Il y a de la tendresse et de la colère, de la loufoquerie, énormément d’humour et de talent : textes (Philippe Gastine), compositions (Anne Gastine), arrangements et interprétations sont de qualité. L’ambiance va crescendo car l’ensemble est équilibré : présent dans tout le spectacle, l’humour ne vient jamais briser l’élan et la dynamique musicale. L’attention est captée instantanément par Philippe Gastine qui s’adresse au public dès son entrée en scène. En suivant son propos on entre de plain-pied dans la première chanson, Les temps changent, clin d’œil au Times they’re a changin’ de Bob Dylan. Cette attention ne se relâche pas, sans cesse relancée d’un titre à l’autre par l’alternance des interprètes (Jean-Philippe Trotobas, Corinne Van Gysel), l’inventivité des réponses des chœurs et l’architecture même du spectacle qui viennent rappeler que finalement en musique, il n’est que deux catégories : la mauvaise et la bonne. Frédéric Marty

 

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